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  • : Un jour, une œuvre, par Valérie Beck
  • : Créé en 2006, ce blog rédigé par Valérie Beck a évolué au fil du temps. Il est consacré principalement à la danse, mais est ouvert aux autres arts.
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Danser, telle la phalène sous la lune, le pinceau du calligraphe, ou l'atome dans l'infini 

                                              

marie-taglioni-in-zephire.jpg

25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 19:07

  Qui est t'elle?

C'est Marie Taglioni!

A t'elle un rapport avec Giselle?

Oui, indirectement... Marie Taglioni est la première danseuse a être montée sur pointes...on n'imagine pas aujourd'hui de danseuses classiques sans leurs pointes, ces chaussons sur lesquels elles se hissent en équilibre, et qui rendent la silhouette tellement aérienne!

Cette invention date du début du romantisme en France. 1831 :   création de la Sylphide, ballet qui annonce Giselle à sa manière... La Sylphide raconte l'histoire au féminin de Trilby, petit esprit malicieux qui vivait dans une demeure écossaise et était secrètement amoureux de la maîtresse de maison. Nodier en a un fait une nouvelle très romantique, qui s'achève par la mort du malheureux et inoffensif Trilby...

La Sylphide est sa " soeur" et est à l'origine du premier ballet où apparaissent tutu long, comme sur la photo,  tulle, tarlatane, corsage, fleurs, et couronnes sur la tête. Voyez comme l'image de l'époque rend totalement immatérielle la danseuse : ses pieds sont minuscules, elle semble voler, être totalement à l'aise dans l'air... son rapport à la Terre, à la matière, est inexistant. Elle incarne la femme qui ne peut exister... un être idéal, doté de petites ailes fragiles et graciles qui lui permettent de se mouvoir, invisibles, autour des vivants qu'elle taquine gentiment...

Giselle utilisera tous ses éléments, pointes, tutus, ailes, mais en plus le voile : voilà, la panoplie de la robe de mariée voit le jour entre 1830 et 1840. Ce costume est porté par des êtres irréelles qui finissent tragiquement... curieuse coïncidence qui me fait mieux comprendre pourquoi,  depuis l'enfance, je me suis toujours dit que si je me mariais, ce cerait en robe rouge à taffetas, comme les danseuses espagnoles!!!

Je veux de la passion, pas de la virginité qui finit dans la tombe!!!!

 


 

Mais revenons à nos esprits!!!

A noter aussi que la coiffure de Giselle ne sera pas la même : chignon relevé en frisettes autour du front, pour la Sylphide, dégageant la nuque et qui donne un côté espiègle, gai, bandeau plat autour du visage et chignon bas pour Giselle : ces détails ont leur importance : on est passé du léger, du gracile, au grave, au sérieux, au drame... même la coiffure recouverte du voile, celui de la virginité, celui du mystère, celui des fantômes... qui sera celui de la mariée... apporte non du rêve, mais de la douleur. Les manches tombent sur les épaules et flottent, tout va vers le bas...

C'est un prodige qu'un simple costume, à lui seul, exprime déjà tant de choses : le costume de la Sylphide, avec ses fleurs bleues, le collier de perles autour du cou, est gracieux, séduisant;  la Sylphide est vivante, mais désincarnée. ( Voir aussi photo plus bas)

 Le voile, les ailes basses, les manches tombantes de Giselle expriment une douleur, un deuil consommé... Giselle est une morte.... encore amoureuse, comme dans la nouvelle de Hoffmann...

Quand aux petites ailes, qui donnent une dimension angélique à la Sylphide ( voir la photo de Marie Taglioni) elles n'ont plus du tout la même dimension dans Giselle ( voir ci dessus Markarova en 1944) : elles ne sont plus accrochées droites et bleues, assez haut sur le tutu, comme des ailes de paon. D'ailleurs, lorsque la Sylphide meurt, ce sont ses ailes qui tombent en premier, signifiant au petit être ailé sa fin proche. Elles les prend dans ses mains, comprend sa fin proche,  pleure  et nous avec...

 

Dans Giselle, les ailes ont un côté fantômatique, dramatique... elles sont là pour que les Willis s'envolent la nuit comme les phalènes et tourmetent les voyageurs égarés...

Les ailes sont blanches, diaphanes, mais elles sont aussi communes aux êtres démoniaques, chauves souris, diables ailés...  les willis  appartiennent en partie  à ce monde démoniaque des damnés éternels... leurs ailes ne sont plus celles des anges...

 

 Marie Taglioni sur pointes pour la première fois dans la Sylphide

Mais revenons aux pointes : on n'imagine pas aujourd'hui quelle révolution se fut que de se hisser dessus. Les pointes n'avaient pas la solidité d'aujourd'hui et obligeait la danseuse à puiser toute sa force dans ses pieds et ses mollets...

L'attitude de Markarova et de Marie Taglioni est la même ( regardez les deux photos)  : petite arabesque basse sur pointe. Mais vous observez que  la pose de Marie est celle d'un être léger et joyeux, comme le sont les lutins : comment des pieds aussi minuscules peuvent porter une danseuse?

C'est qu'elle vit d'air et de vent... sans doute est ce la raison qui a fait que depuis toujours les danseuses classiques recherchent la minceur absolue : non seulement, c'est plus facile pour elles de monter sur pointes quand elles sont légères, mais de plus, elles ne blessent pas leur partenaire qui les porte, et qui est un critère de recrutement au sein des ballets; de plus, elles appartiennent du coup d'office au monde des êtres immatériels  et irréels!

Marie Taglioni explique qu'elle a travaillé d'arrache pied sous la férule de son père qui lui imposait deux heures d'exercices le matin, deux après le dejeuner et deux le soir, plus les spectacles. " Quand je n'en pouvais plus, dit elle, je comptais encore jusqu'à 100 pour gagner en endurance"

Effectivement, elle fit faire un bond énorme à la technique classique...

J'en reparlerai bientôt,en commentant un peu l'esthétique de la gestuelle de Giselle...

 


 

 A venir : Giselle et la gestuelle romantique.

               Les grandes interprètes

               Liste  de Dvd de Giselle a avoir à tout prix!!!

 


 

A lire aussi : Willis, conte gothique par shana

                       Le ballet romantique : Giselle ( 1)

                      Giselle, esthétique d'un ballet ( 2)

 L'envol des Willis la nuit au clair de lune : l'arabesque.

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 10:13

 

La première fois que mon professeur d'allemand m'a lu le Roi des Aulnes de Goethe, j'ai failli m'évanouir. Oui, je sais, c'est risible! Et pourtant mon histoire est vraie. Ce conte m'a plongée dans quelque chose de profondément morbide, qui m'était parfaitement familier! La même année, je découvrais Giselle sur la scène du théâtre de ma ville avec la plus extraordinaire des interprêtes : Noella Pontois. Je mis plusieurs mois à m'en remettre là aussi.

Trente ans ont passé et rien n'a changé: la magie opère toujours de la même manière. Dès que j'entends les premières notes au piano du lied de Schubert, ou dès que je vois le cimetière où repose Giselle, je suis prise par une émotion très intense, de celles qui vous nouent la gorge et vous empêchent de parler. Et si les interprêtes sont à la hauteur, je finis profondément émue. Je n'aime pas me lever pendant l'entracte, j'ai l'impression de perdre Giselle.

Bref cette oeuvre est vissée à mon âme en quelques sortes : je connais la chorégraphie par coeur et pourrais la danser si j'avais la technique.

 


 

 

 

Bien sûr, on peut accorder la perénité de ce ballet au fait que plusieurs choses réussies ont été réunies : la musique, déjà, simple, limpide, avec des thèmes fluides et chantant,  accompagne un livret à la grande force dramatique : l'histoire banale et un peu " niaise" d'une paysanne aimée d'un prince déguisé, sombre tout à coup dans l'horreur, la folie et la mort à la fin de premier acte qui nous a régalé de baisers, de pas de vendangeurs, de chasses à cour... divertissements simples, sans prétention...

Au second acte, tout a basculé: les couleurs se sont enfuies... la vie a fait place à la mort et aux ombres. La forêt parée des couleurs d'automne ou passaient de chatoyants costumes de chasse au premier acte,  est à présent peuplée de follets blancs et de tombes noires dont les croix se dressent, maléfiques, près d'un étang où se mirent la lune et les étoiles...

Le second acte   blanc et noir met en scène des personnages fantômatiques; plus de vendangeurs, de paysans, de jupes fleuries.  Les willis, toutes de tulle blanc vêtues,  dessinent sur le sol des figures étranges et magiques. Leurs jupes   volent autour de leurs pieds qui effleurent le sol. Pleines de haine,  ces pauvres fantômes assoiffés de vie, d'amour, et de danse,  obéissent à leur reine quand Hilarion, un garde chasse qui a aussi aimé Giselle s'égare la nuit : elles le tuent sans aucune pitié:

 

 

 

Mais Albrecht, le prince, ne subira pas le même sort que Hilarion. Giselle le protégera car elle lui a pardonné, ce que ne peuvent faire ni Myrtha, ni les Willis, ses compagnes.

Myrtha a fait sortir Giselle de sa tombe. Elle lui brandit la myrthe, dont le symbole est : " n'oublie jamais". Elle  exhorte  Giselle à la haine, sans succès. Car  l'amour est plus fort que tout. Et c'est là, en partie, que le romantisme explose: dans la juxtaposition d'un sentiment amoureux qui ne peut se liberer que dans la mort, dans l'audelà, au royaume des êtres désincarnés... car l'amour, comme le bonheur, pour les Romantiques, n'est pas de ce monde, et la mort, ses mystères, ses secrets les fascinent tout autant que ses êtres fantômatiques qui reviennent parfois pour aimer ou tourmenter les vivants... Nerval était supersitieux, Gauthier, voyait des fantômes un peu partout, et Hugo faisait tourner les tables dans l'espoir de parler avec sa fille défunte... La réalité n'est pas loin de leurs écrits... Wagner portera ce thème de l'amour rédempteur dans tous ses opéras, dont un, contemporain de  Giselle : le Vaisseau Fantôme. Encore un fantôme, encore une femme aimante, encore la mort... la mort qui réunira aussi Tristan et Isold.

Ce second acte, dit acte blanc,  inspirera profondément, plus de trente ans plus, Marius Petipas, un danseur marseillais exilé en Russie. Il s'inspirera de cet acte blanc de Giselle pour créer le magique acte blanc des ombres de la Bayadère. Devant le succès, il crééra deux actes blancs dans le Lac des Cygnes, qui est l'écho russe du ballet français... 


 

 

 

 

 

Le rôle de la croix de la tombe de Gisèle n'est pas anondin. La foi est là, pas forcément une fois chrétienne fidèle à l'Eglise d'alors, mais une foi pleine de superstitions,  d'images de Croisades qu'on réinvente  (Delacroix), une foi, où, s'il n'est pas de rédemption possible, l'âme brûlera éternellement en enfer, où deviendra la proie de sorcières qui battent le sabbath ( Berlioz, Hugo)

Là, sous la croix, Albrecht est protégé et la Reine des Willis ne pourra rien contre lui. Lorsque l'aube blanchira enfin d'une pâle lueur le ciel entre les arbres, les Willis regagneront leurs tombes, Giselle et Myrtha la leur. Il ne restera dans les mains d'Albrecht que des lys blancs, déposés par Giselle...

A-t-il rêvé? Il ne le saura jamais...


A venir Carlotta, Théophile et Henrich!

La willis, conte gothique ( par Shana)


A lire sur ce blog :

Giselle : ( 1)

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 21:46

Boléro, ah, Boléro!!!!

Je l'ai vu dansé hier par Nicolas Leriche!

Cette oeuvre me submerge toujours à tous les coups!

Musicalement parlant, déjà. Je ne m'en lasse pas, même lorsque c'est simplement un disque qui joue.

Mais en plus, lorsque l'on peut voir la chorégraphie! Alors là, c'est la magie pure du mouvement et de la musique en parfaite adéquation.

Bien sûr, parmi tous les interprêtes que j'ai vus, Jorge Donn ( photos) et sa démesure, son regard fou et ses gestes exaltés reste ma référence. La chevelure de Sylvie Guillem qui flamboyait au dessus de la table rouge,  ses longues jambes qui marquaient l'oscillation de la musique, son corps souple comme une liane mais avec une force dans sa danse toute masculine,   restent aussi complètement inoubliable!!!

 

 

Et puis hier Nicolas Leriche, plus en retrait par rapport aux deux danseurs cités - en tous cas le soir de la première, car je sais que sa danse va évoluer au fil des représentations - mais avec une intensité émotionnelle qui n'appartient qu'à lui. Plus de félinité, moins d'érotisme, peut être... mais un engagement d'une sincérité!

De toutes façons, on ne peut pas tricher avec Boléro... ! Si le danseur ne s'engage pas entièrement dans la danse, celle ci devient tout à coup banale, vidée de son sang, de sa sèven...

Hier, le corps de ballet a apporté la dose de sensualité, de force, d'orient qu'il fallait ! 

On dirait un rite : un danseur danse sur une table, et les gestes vont être répétés à l'infini par des garçons qui se lèvent par groupe de deux, de six, et qui amplifient le rythme obsédant de l'orchestre... le ballet procède par vague successive et la dernière vous engloutit tout entier!!! Vous, la musique, l'orchestre, les danseurs, tout le monde fond ensemble!!!

Simplement magique!

 


A lire aussi sur ce blog:

Béjart à Paris, présentation de Boléro :

 

J'aime Béjart

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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 09:17

  Giselle... De tous les ballets, c'est sûrement non seulement celui que je préfère, mais celui qui m'a donnée en tant que spectatrice, les émotions les plus fortes. J'ai déjà vu  deux générations de ballerines l'interpréter et je découvre la nouvelle génération : Laétitia Pujol, de l'opéra de Paris, se révèle être une interprête hors pair. J'espère la voir dans la prochaine saison qui sera donnée l'hiver 2006 à Garnier.


 

 

 

 Mais qu'est ce qu'un ballet romantique?

 

En fait, l'esthétique romantique qui prend sa source dans les pays anglo-saxons vers la fin du 18ème siècle est caractérisée par un profond mal de vivre qui fait rejeter la vie réelle pour explorer le monde du rêve, souvent peuplé de visions funèbres et macabres, tel ce rêve du peintre anglais Fussli.

 

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La génération romantique française de 1830 essaiera d'échapper à son " ici et maintenant" par tous les moyens : elle se lance  soit dans des voyages, ( tous sauf Chopin qui est très affaibli par sa tuberculose, la maladie des romantiques dont meurt aussi la Dame aux Camélias) soit par  une création hantée par des obsessions, ou par les deux (Delacroix, Gauthier, Nerval, Berlioz, Chopin, Hugo, Géricault )

La vision de la vie des romantiques, même lorsqu'elle  est parfois pleine d'humour (Gauthier) est  marquée   par la nostalgie, la mort , car pour ces jeunes gens ( ils ont entre 20 et 28 ans)  l'existence   ici bas ne peut être heureuse très longtemps. Aux joies succèdents forcément des peines ( Fantine).   De plus, l'irruption des choses irrationnelles et pas toujours bienveillantes inquiète  plus qu'elle ne rassure sur un monde des morts qui côtoie  les vivants d'une façon  effrayante ( Thème récurrent chez  Berlioz et Gauthier, il suffit de se souvenir de la descente aux Enfers du Faust de Berlio). Quand à la folie, elle n'est jamais très loin ( Nerval,   Gauthier, Géricault, Berlioz)

C'est en très " raccourci" certains ingrédients qui caractérisent les arts produits entre 1830 et 1848, date de deux révolutions qui ont secoué la jeune génération : l'une qui a lieu à Paris ( immortalisée par Hugo et ses Misérables) l'autre, plus européenne,   qui se soldera par échec. Car "l'Aigle " qui est mort en exil en 1821 à Sainte Hélène laisse derrière lui un souvenir inaltérable, et une aspiration profonde pour mettre à bas une fois pour toute les monarchies.

 


 

Qu'a à voir Giselle la-dedans?

 Nous y voilà : le livret est écrit par Gauthier. C'est son ami  Heine, le romantique allemand, qui lui a raconté la légende, d'origine slave : les jeunes filles qui aiment trop la danse meurent parfois. Elles deviennent des willis, des créatures de la nuit qui hantent les forêts. Et chaque nuit, sur l'ordre de leur reine, elles doivent danser jusqu'au lever du jour. Malheur au voyageur égaré. Elles le feront mourir!

Ce thème est proche de celui du roi des Aulnes de Goethe : Erkonig  capture la nuit dans les forêts des enfants et les emmène chez lui, dans son royaume de mort....

A partir de la légende des willis, ces fantômes qui dansent,   Gauthier écrit l'histoire d'un ballet : une jeune paysanne    aime passionnément la danse. Elle se croit aimée d'un jeune payson comme elle, qui n'est en fait qu'un  prince déguisé. Il    utilise ce subterfuge pour mieux l'abuser. Giselle découvre qui il est, ainsi que sa fiancée, une belle princesse qui, pour quelques heures,  s'est reposée dans sa cabane lors d'une chasse. Le chagrin, trop violent,la conduit à la folie puis à la mort. Comme elle aimait trop la danse, elle devient willis.

Poussé par le remord, le prince   se rend une nuit sur sa tombe. Il rencontre son fantôme blanc. Grâce au pardon de Giselle, pour qui l'amour est finalement plus fort que la mort, il ne mourra pas, car elle le protègera de ses terribles compagnes, bien décidées à  mettre à mort l'imprudent....

Le pardon et l'amour l'ont sauvé.

( A suivre!...)

 

 


 

 

A lire aussi : 

Gisèle (2) le ballet et son esthétique

Giselle ( 3) points de repère technique

La willis, conte gothique, nouvelle écrite par moi même!


A venir :

Dvd et vidéos -  

les grandes interprètes-

La saison de l'opéra de Paris.

gestuelle de Giselle

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