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  • : Un jour, une œuvre, par Valérie Beck
  • : Créé en 2006, ce blog rédigé par Valérie Beck a évolué au fil du temps. Il est consacré principalement à la danse, mais est ouvert aux autres arts.
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Noureev

 

Danser, telle la phalène sous la lune, le pinceau du calligraphe, ou l'atome dans l'infini 

                                              

marie-taglioni-in-zephire.jpg

1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 07:51

 

Cette affiche ne vous rappelle t'elle pas quelque chose? Non?

Mucha et Prague ne vous dise rien?

Alors regarder ceci

 

C'est l'une des fameuses " portières " de Mucha, peinture-fresque qui ornait les portes de certains établissements ( théâtre, musée, poste, restaurant...) on en voit quelques unes à Prague...

On retrouve le drapé, la poste " serpentine", l'encadrement...

Choix bizarrre pour l'affiche du Serpent Rouge?

Quand on lit le space, on comprend mieux!

D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que des Américain(e)s ont recours à des affiches à la " Mucha".

 Robert Plant lors de sa tournée en 2005 avait déjà fait un choix similaire. Il faut dire que lui aussi a des goûts très éclétiques et une grande culture... pas de drapé pour lui  mais un encadrement à la "Mucha" et sa célèbre pose serpentine!  inimitable Bob!!!!... ( Cette affiche est juste à côté de mon piano... cela m'inspire! hé hé!)

Mais revenons à nos Serpents!

En trouvant le space de la compagnie indigo, j'ai lu ceci :

"Experimental, folk, autre... en ce qui concerne le style de danse..."

Il n'est question ni de " fusion", ni de "tribal", ni de " belly dance"

Expérimental, m'a tout de suite rappelé ma chère Mihrimah, c'est ainsi que cette artiste définit sa danse, et lorsqu'on lui dit " mais ça ne veut rien dire", elle répond placidement : " mais si, précisément, c'est expérimental..." Rachel la comprendrait sûrement!

Voilà pourquoi des musiques bizarroïdes, qui évoquent plus les bastringues   des far west, (mais des bastringues hantés par la famille Adams),  que les steppes de l'Asie...

Rachel et sa compagnie aiment changer... ce petit côté " qui suis je?" me plait beaucoup...  et on les comprend! Elles ont fait tant d'émules! Elles prennent le large et vont où on ne les attend pas... 

Si l'on regarde toujours dans myspace à influence, on trouve :

 "Mata Hari, Edward Gorey, Django Reinhardt, Josephine Baker, Alphonse Mucha, Little Swing, Little Egypt, Fifi Abdo, Sha Sha Higby"

Et bien voilà une fort joli famille, qui explique le virage...

je ne connaissais pas  sha sha Higby : voici sa page web, jugez plutôt!

la voici 

 

Quand à Gorey, c'est un gothique d'aujourd'hui!

Il illustre les livres pour enfants qui à mon avis sont soit  les fils de Dracula, soit sont traumatisés à vie! ( Je plaisante, je le précise car mon humour parfois n'est pas compris... hé hé)

Tout ceci à le goût délicieusement décadent d'un univers à mi chemin entre la Vienne fin de Siècle, l'étrange Noel de Mr Jack, et les romans gothiques de toutes les époques...

De la dérision, oui, beaucoup... lorsque on les voit en jupons et chaussettes rayées, siffler à qui mieux mieux des bouteilles de gin ou autre...

 

 


 

Sur leur " space" et sur youtube, vous trouverez beaucoup d'extraits du Serpent Rouge...

Voici un lien : Serpent rouge, tribal fest

Un bout du voile est donc levé

 


 

La Indigo compagnie est donc là où on ne l'attendait pas... avec un univers déroutant, regorgeant de clins d'oeils qu'on déchiffre en ramassant toutes les miettes qu'elles sèment en route dans la forêt, tel le Petit Poucet...

 

voici le space de la compagnie qui n'a pas été remis à jour depuis avril.

Vous y trouverez d'autres videos...

 

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 11:37

 

 

Savez vous que les claquettes américaines sont en réalité un "mixed" de l'Irlande et de l'Afrique? Non?

Ah, et bien, lisez pour savoir!

Dans l'article précédent, il était question des minstrels shows, ces spectacles populaires... où l'homme Noir et sa culture sont récupéres et caricaturés par le Blanc...

C'est pourtant dans ce contexte qu'émerge un danseur d'exception : Master Juba...!

Dès 1846, il est intégré à une troupe de minstrels blancs... ce jeune homme sidère les spectateurs par sa frappe de pied hallucinante, virtuose, d'une rapidité d'exécution sidérante... sa danse, qui annonce les claquettes, il l'a apprise dans sa prime jeunesse auprès d'un   Irlandais dénommé Uncle Jim Lowe. Celui ci enseigne au jeune affranchi tous les secrets du real et de la jig irlandaise,   où le buste reste droit comme un I, les bras, serrés le long du corps   tandis que les pieds tricotent d'hallucinantes figures... Il faut dire que les Irlandais, fraichement immigrés, partagent la misère avec les Noirs affranchis... ils s'entassent souvent dans les mêmes quartiers insalubres, et luttent pour avoir une place dans la société américaine, si petite soit elle.

Master Juba mélange d'instinct ces pas irlandais  à des rythmes afro-américains syncopés : il crée un nouveau style, jouant aussi sur le tempo, " swinguant" avant l'heure... nombre de pas de claquettes d'aujourd'hui viennent de ceux répertoriés par ce Master Juba...

Il assure aussi du même coup un lien entre les minstrels blancs et les sources noires authentiques... il pousse les danseurs blancs à chercher une inspiration plus authentique dans le folklore noir américain. Sa réputation est telle qu'il va en Europe pour une grande tournée, mais mourra d'épuisement à Londres, en plein triomphe, à seulement 27 ans... la faim trop souvent connue, la misère,puis le rythme infernal des spectacles ont eu raison de ses forces.

 

 

Que devient le Minstrels après la guerre de Secession?

(1861-1867)

carte issu du site  www.atlas.historique.

qui représente les états du Sud et du Nord pendant la guerre de Secession

 

 

Le minstrel évolue alors vers le vaudeville et trouve une nouvelle inspiration dans le sort du soldat, des veuves, des mères qui ont perdu un, deux, trois ou quatre de leurs fils pendant la guerre de Sécession...

Vers la même époque, naissent des Minstrels Noirs.

 

Sous la direction d'entrepreneurs blancs de spectacles, beaucoup d'artistes Noirs commencent leur carrière dans les minstrels. Telle Bessie Smith ou W C Handy...

Ces artistes Noirs grimés en Noirs incarnent Zip Coon et Jim Corw. Ils sont sévèrement critiqués par la communauté Noire elle même...

Malgré tout, ces artistes courageux, qui veulent accéder à la scène et n'ont guère d'autre choix que celui du minstrel, réussissent, dans des conditions extrêmes à amener un nouveau public, heureux de les découvrir et de les admirer. Pourtant, jugez plutôt de leur condition de travail : ils montent et démontent les décors, balayent, rangent, nettoient, trouvent difficilement à se loger en tournée du fait de la ségrégation qui leur interdit hôtel, maison... ils subissent souvent des violences ou des agressions de la part de toute une population raciste... le ku klux klang, né pendant l'occupation du Sud par les troupes fédérales a été dissous en 1869 mais il est près à renaitre de ses centres... 50 ans plus tard...

Dans ces spectacles, ils apportent avec eux " un peu d'Afrique" : la fameuse danse " l'essence de Virginia" qui fut très très populaire dans le minstrelsy, inclue les fameux " shuffle" ou pas glissé, très caractéristiques de certaines danses vernaculaires.  Une de ses variations, le " rocking heels" a survécu longtemps... très récemment, il a réapparu dans le hip hop, sous une forme inattendue mais qui n'en plonge pas moins ses racines dans ces danses ancestrâles : le " moonwalk"

Dans la minstrelsy, le danseur Noir qui n'a aucune valeur " artistique" aux yeux du public venu pour du divertissement ( la différence entre high art, culture d'importation européenne) et low art est dû en partie à la création de la minstrelsy) développe une virtuosité, une endurance, une précision, une agilité exceptionnelles qui marquent les esprits... peu à peu, ces artistes Noirs gagnent ainsi estime et reconnaissance d'un public toujours impressionné par la vitesse d'exécution de ces danseurs.

Vers 1890, la minstrelsy décline.

Mais elle sera à l'origine d'une véritable tradition chorégraphique qui se prolonge au XX siècle ; elle a créée le cakewalk, les claquettes, le ragtime, le blues, grâce à ces artistes Noirs qui ont le don de s'approprier, de transformer, d'intégrer sans oublier leur "héritage africain" consciemment ou non...

Le jazz est alors près à éclore!

 

 

Pour le plaisir, la belle Bessie, et le père du Blues...

 


article réalisé à partir du livre d'Eliane Seguin, histoire de la danse jazz. Voir article précédent.

  a lire aussi histoire de la danse jazz ( 3) le minstrel show

histoire de la danse jazz ( 2) notes et réflexions 

histoire de la danse jazz ( 1 ) notes et réflexions


également : la folle histoire du jazz


vous avez dit modern jazz?
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 11:03

 

 

Au début du 19ème, un nouveau spectacle apparait : le minstrel show. Ce genre de divertissement qui connaît un immense essor entre les années 1850 et 1870 a laissé une empreinte indélébile dans l'imaginaire américain. Ces minstrels chantent, dansent, déclament des textes à l'humour très lourd, et s'accompagnent de bandjos, de tambourin et de castagnettes d'os...

Les mintrels sont ds troupes iténérantes d'artistes exclusivement masculins, blancs, qui se noircissent le visage au bouchon brûlé et exagèrent le contour de leur bouche au carmin. Ils portent des perruques de laines, et chantent des chansons " nègres" qu'ils appellents " chansons éthiopiennes". Ils exécutent aussi  des danses imitées de celles des exclaves qu'ils ont observés dans les plantations....

 

Où en est alors l'esclavage?

 

On est à la veille de la plus grande guerre civile qu'ait connue l'Amérique... Ce pays constitué d'une foule d'états est la première démocratie qui ait vu le jour dans le monde... et pourtant l'esclavage reste de mise plus que jamais

Certes, des mouvements abolitionnistes voient le jour un peu partout, des écoles noires sont créées, le rôle social des église noires indépendantes est incontestable... au nord du pays, apparait une élite intellectuelle composée d'une majorité de Noirs affanchis ou nés libres qui essaient, relayés parfois par la presse, tel ce premier journal noir, " Freedom" ou encore le Herald Tribune dont le directeur défend la cause des abolitionnistes, de changer les mentalités.

Mais dans l'esprit de la plupart des Américains, y compris celui du président Lincoln lui même, l'esclavage reste une évidence, car écrit il, " Noirs et Blancs ne pouvent vivre ensemble au sein d'une même société..."

Tout cela pour expliquer le succès de ces minstrels shows, adulés dans les villes pro-esclavagistes...

Ces spectacles ont malheureusement contribué au renforcement d'une idéologie raciste...

 

Jim Crow et Zip Coon

 

 

Ces deux personnages caricaturent à outrance les esclaves Noirs Américains...

Le 1er est un personnage naïf, nègre des champs, vêtu de haillons, content de son sort, dévoué à ses maîtres, qui passe sa vie à chanter et à danser.

Son nom sera tristement célèbre car il nommera l'une des lois ségrégationnistes du Sud lors de sa reconstruction...

Quand à Zip Coon, c'est le Noir affranchi, qui vit en ville, est ignorant, bête et prétentieux, improductif, outrageusement vêtu et excessivement lubrique...

Car ces spectacles populaires d'hommes blancs sont pour des hommes blancs... les femmes sont fustigées de la même manière... de même que le " high art" ou art européen, tel le ballet, le théâtre, l'opéra... le minstrel parodie et tourne en ridicule les ballerines ou les acteurs de théâtre shakespearien...

 

La suite : Master Juba, l'inventeur des claquettes!

 


 

 

 lire : histoire de la danse jazz ( 1)

histoire de la danse jazz ( 2) quelques points de repère de la danse au 18ème

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 07:17

 

 

 

Voici un nouveau mail de ce cher Miles... il m'informe de ce que contient le cd " le serpent rouge"

Cet homme joint toujours l'agréable ( les nouvelles) à l'utile ( les sous!)

Sûr que lors de la première en France, il tiendra lui même le stand, et vendra tout un tas de petits serpents rouges en plastique

Music From Le Serpent Rouge CD

 

"If Queen Victoria, Edward Gorey, Django Reinhardt and Little Egypt got together for a tea party, who would entertain them? The Indigo Belly Dance and Miles Copeland bring you Le Serpent Rouge. Vintage cabaret meets vagabond elegance in a strange brew of Bellydance and Ragtime, Vaudevillian, Mid-Eastern and Gypsy music. Sometimes enchanting, sometimes macabre, often raucous, but always delightful, these performers breathe new life into the movement and spectacle of a bygone era in this knockdown revue. "

 

Autrement dit, on est chez lewis Caroll, non?

J'ai été écouter des extraits sur un site américain, et je dois dire que musicalement c'est assez déconcertant... ce n'est pas, à mon humble avis, toujours du meilleur gout musical... il faut que la Indigo compagnie apporte beaucoup d'humour sous peine de tomber dans " le show américain pour américains"...

Mais je fais confiance au génie de Rachel... elle a un sens de la dérision poussée ( sa chute dans l'escalier aux folies bergères...)

Pour quand, en France?

 

Le temps que Miles et moi on règle quelques points de détail sur le contrat de la nâga compagnie... ( il faut dire que je ne comprends rien à ses missives en anglais... cinq dollards, à votre avis, c'est beaucoup pour danser?)

maintenant, jugez par vous même du " fatras musical!"

 

Featuring: Beats Antique, Pentaphobe, The Upper Egypt Ensemble, Kocani Orkestar TRACK LISTING:

1. Egypto Fantasia - Henry Doktorski

2. Cirkus II

3. Opa Cupa

4. Discovered - Beats Antique

5. Delicate Perceptions - Pentaphobe

6. Khawatem

7. Bashraf Nawa'ather Yusuf Bey

8. Outlandish 3 - Tobias Roberson

9. Izvorski Biseri

10. Burkan Cocek

11. Ya Msaharni - Al-Ahram Orchestra

12. Kitten Pig - Pentaphobe

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 08:25

 

 

La saison prochaine s'avère assez intéressante, à mon humble avis, même si je dois bien reconnaitre qu'elle présentera peu de grands classiques...

 

Mais jugez plutôt :

 

  1. Kader Belarbi Wuthering Heights
    du 21 sept. au 6 octobre 2007
  2.  
  3. Ballet de l'Opéra Roméo et Juliette
    du 5 au 20 octobre 2007
  4.  
  5. BALLET DE L'OPÉRA Preljocaj / McGregor
    du 26 oct. au 10 novembre 2007
  6.  
  7. Rudolf Noureev Casse-Noisette
    du 14 nov. au 29 décembre 2007
  8.  
  9. Pierre Lacotte Paquita
    du 11 au 30 décembre 2007
  10.  31 décembre 2007
  11.  
  12. COMPAGNIE INVITÉE Ballet du Théâtre Bolchoï
    du 5 au 22 janvier 2008
  13.  
  14. Ballet de l'Opéra Orphée et Eurydice
    du 4 au 19 février 2008
  15.  
  16. Nicolas Le Riche Caligula
    du 15 au 28 mars 2008
  17.  
  18. BALLET DE L'OPÉRA Noureev/Balanchine/Forsythe
    du 4 avril au 9 mai 2008
  19.  
  20. BALLET DE L'OPÉRA Mats Ek
    du 26 avril au 11 mai 2008
  21.  
  22. John Neumeier La Dame aux camélias
    du 21 juin au 12 juillet 2008
  23.  
  24. Carolyn Carlson / Olivier Debré Signes
    du 28 juin au 14 juillet 2008

 


 

Les oeuvres que je suis sûre de retourner voir sont :

Signes de Carolyn Carlson, (lisez à ce propos l'article que je lui consacre sur ce blog : )

Caligula de Nicolas Leriche

Wuthering Heights de Kader Belarbi,

et si mes finances me le permettent, j'irai voir aussi la Dame aux camélias du très inspiré John Neumeier, Casse Noisette, surtout pour la scène des filles des neiges, car le reste du ballet à des longueurs, la soirée Prejlocaj, car c'est un chorégraphe qui offre souvent des oeuvres d'une grande intensité, Roméo et Juliette, si les interprêtes m'inspirent, et enfin le théâtre du Bolchoi, si j'arrive à avoir des places...

Autrement, j'ai bien envie d'aller voir presque toute la saison...

Si je ne mentionne pas Pina Baush, c'est parce que je déteste la musique de Gluck et qu'en outre, les places sont vraiment hors de prix...

Quand à Paquita, je ne suis pas sûre non plus d'avoir envie d'y aller... tout dépendra là aussi de qui dansera le rôle titre...

 


 

Je ne prends pas d'abonnement, car je veux pouvoir choisir ma place en fonction des artistes : à chaque fois, je prends des risques car les distributions ne sont jamais mises en ligne avant une dizaine de jours précédant le spectacle, et très souvent je n'ai plus le choix mais l'embarras...

 


 

Je compte faire un article sur chacune des oeuvres présentées.... et sur les chorégraphes également...

 

donc à paraitre, wuthering heights, Paquita, Roméo et Juliette, Prejlocaj, John Neumeier...

Je suis en retard de plusieurs articles sur la danse jazz, mais patience, deux nouveaux articles seront bientot en ligne ( minstre show, master juba, et Harlem)

 

A noter que Raymonda aurait dû être remonté dans la chorégraphie de Noureev : il n'a pas été dansé depuis 1998... mais l'oeuvre coûte très cher... il ne sera donc donné que le troisième acte, le mariage de Raymonda... ce qui me chavire le coeur, car je déteste les choses à moitié faites...

impossible de goûter ce troisième acte, coupé affreusement de tout le reste du ballet....

Bonne lecture et à très bientôt!

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 08:25

 La danse au 18ème siècle

quelques élements

(1)

C'est au 18ème que l'esclavage se renforce, avec son lot inimaginable de cruautés, tandis que parallèlement, éclate la guerre d'Indépendance : c'est bien la deux des visages des futurs USA : revendication de la liberté et de l'indépendance, et parallèlement asservissement et négation de toute une partie de la population; tandis que les Indiens sont massacrés avec méthode et régularité, les états cherchent leur démocratie... étrange, que la démocratie naisse dans un context pareil... en France, vers la fin du siècle, la république naîtra dans un bain de sang. La convention abolira l'esclavage mais Bonaparte le remettra en place...

C'est au 18ème siècle aussi que se fera le grand clivage économique Nord Sud des états unis. La présence des Afro Américains dans le Nord ne représente au 18ème pas plus de 5 pour cent de la population à cette époque... la raison est que au Nord on trouvera surtout des villes où se développera l'industrie, tandis qu'au Sud s'étendent les plantations, d'abord moyennes, puis immenses et qui nécessiteront une main d'oeuvre immense.

Voici ce qu'écrit Eliane Seguin : " L'efficacité de l'esclavage a réside en premier lieu dans l'acharnement qu'ont montré les propriétaires à déposséder les esclaves de leurs références culturelles d'origine. (...)  l'interdiction d'apprendre à lire ou écrire et plus généralement l'interdiction de toutes forme d'apprentissage qui ne cadrait pas avec les obligations du travail servile, cherchaient à maintenir le Noir en situation d'infériorité permantent et de totale dépendance. Les affranchis, les premiers à bénéficier de l'alphabétisation ont été les principaux instigateurs de révoltes."

 


 

Ce qui dans ce context est touchant et profondément révélateur de l'énergie de ces populations asservies, malgré leurs conditions de vie, est la passion des esclaves pour la danse. Moreau de Saint Méry écrit : " Ce qui ravit les Nègres, soit qu'ils aient reçu le jour en Afrique, soit que l'Amérique ait été leur berceau, c'est la danse, car ils l'aiment avec fureur"

Nombreux sont les chroniqueurs à noter la vitalité surhumaine des danses noires. Les observateurs ne sont cependant pas très fins dans leurs analyses : il attribue cette passion à la superficialité des esclaves qu'ils voient " stupides, infantiles, mélomanes, dansomanes" sans comprendre que leur amour de la danse est pour eux questions de survie. La minstrelsy caricaturera tout cela d'une manière lamentable.... ( j'en parlerai dans le prochain article)

 

blanc grimé à la manière d'un Noir dans le minstrel show

 


 

Plusieurs thèses entrent en conflit quand à l'abandon ou non des valeurs culturelles africaines. Certains, telle E Frazier, pense qu'il y a eu oubli total de toute culture noire. Pour Herskovits au contraire, l'ancrage d'une mémoire corporelle " qui se signale par la prévalence du rythme , récurrente dans toutes les formes de musique et de danse africaine américaine, permet d'expliquer la préservation d'éléments spécifiques d'une poétique nègre".

Pour les esclaves noirs, une automonie partielle est autorisé dans leurs quartiers : le temps de la danse représente une " évasion de la réalité".

Mais la danse reste cependant sous surveillance.... la preuve en est l'interdiction des tambours qui réduit au silence, seront remplacés par des bandjos.

Afin également de laisser parler le rythme pendant la danse malgré l'absence des tambours, les esclaves vont développer le " patting" qui consiste à frapper différentes parties du corps afin de produire des rythmes et de frapper également les pieds au sol.

Les réunions dansées avaient parfois lieu loin des plantations; la municipalité de la Nouvelle Orléans va interdire ces réunions et les restreindra à un lieu et à un moment précis : le mythique Congo Square et seulement jusqu'au coucher du soleil ( et non plus toute la nuit)

 

congo square

Une véritable nouvelle culture va naitre peu à peu.

Là aussi, on note la présence de maître blanc certains soirs dans les quartiers des esclaves car ils prennent plaisir à voir et écouter les esclaves chanter et danser. Certains organisent même des concours de danse soit à l'intérieur de la plantation, soit entre plusieurs plantations.

Par ailleurs, les domestiques se familiarisent, eux, avec les danses des maîtres blancs car des maîtres à danser itinérants ( les plantations immenses, sont loin de tout)  sont accueillis parfois plusieurs jours d'affilée dans une plantation afin que les filles de la maison prennent des leçons. Ils écoutent du coup les leçons, observent les grands bals qui sont donnés et subissent d'une certaine manière l'influence de la musiuqe et des danses européennes. Certains apprennent même le violon et il existera même une corporation importante de musiciens professionnel de couleur.

( à suivre)

 


 

l'article est un résumé très succint du deuxième chapitre d'Elaine Seguin : histoire de la danse jazz

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 08:02

Je commence aujourd'hui une série d'articles qui seront à la fois de petits résumés à partir ce livre exceptionnel d''Eliane Seguin et des réflexions personnelles sur un art qui m'a toujours fasciné.

Je pense que l'ensemble sera composé d'une bonne dizaine de petits articles. Je les morcèle pour que leur lecture ne soit pas fastidieuse; aujourd'hui, je me borne à  résumer le début de l'ouvrage dans ses très très grandes lignes, espérant vous donner l'envie de le lire dans son intégralité.

J'ai toujours été très touchée par la culture noire,et noire américaine. Et la lecture de ce livre m'a profondément bouleversé, ébranlé; comme si en profondeur, je renouais avec ma vision intime de l'art, de ce que la danse a et doit dire...


Dans son introduction, Eliane Seguin dit deux choses qui ont retenu mon attention :

" Si la danse jazz constitue, pur beaucoup, une expérience exaltante et porteuses d'émotion, si professionnels et amateurs parcourent de longues distances pour honorer un spectacle, l'esthétique officielle oppose toujours son silence théorique, lourd et suspect".

Le cadre est défini : cette forme de danse souffre, comme certaines autres, d'une mépris qui la relègue dans le cadre de " divertissement" et non de danse savante... quoique l'on en dise, sa place dans les programmations des scènes françaises est réduite... et malgré la création d'un D E pour l'enseigner, elle n'a pas droit de citer comme sa comparse la danse contemporaine dans les différentes structures  culturelles des villes. Tous les CND d'aujourd'hui ( centre national de danse) sont dévolus à la danse contemporaine seule...

Plus loin, elle note que son livre  a été écrit comme une introduction ou un guide pour ceux qui ne connaissent la danse jazz que de façon fragmentaire : " Peut être et enfin aidera t'il à combatre l'idée, si vivace chez certains artistes que la danse peut être comprise hors du contexte culturel dont elle provient"

Cette phrase parle d'elle même : j'ai toujours eu du mal à comprendre que l'on puisse pratiquer un art, -quel qu'il soit, musique, théâtre, danse- sans avoir quelques points de repères précis sur son origine, son élaboration, son sens...

 


 

L'origine du mot jazz

Comme je l'avais déjà noté dans un précédent article, le mot jazz est  né sans que l'on puisse clairement définir son origine; en fonction des différents dialectes, son sens différe légèrement; il peut venir de " jaser", mot français, qui désigne à l'époque une conversation animée,  ou de  "chass", combattre, ou de "jaz, jasi," se dépécher, ou encore de gasm, gism, mot argotique, qui signifie à la fois puissance,et aussi sperme, ou encore de l'argot sénégalais, qui désigne l'acte sexuel.

Quoiqu'il en soit, note Eliane Seguin, ce terme, dès le départ, a une connotation péjorative, car de " all that jazz", littéralement " tout ce baratin" à " to jazz", " baiser"  ce terme, les créateurs Noirs, n'en veulent pas. Elle ajoute que du coup, ce terme fourre tout, finira par recouvrir des formes de danse qui n'ont au final, pas grand chose à voir avec la danse jazz elle même...

 


 

esclaves forcés à danser sur le pont des bateaux

afin de conserver forme, muscles et d'éviter le suicide

Mais qu'est ce que la danse jazz?

son origine

Comme pour la musique, il faut revenir en arrière, à l'époque de l'esclavage ;   les esclaves, dès qu'ils en avaient la possibilité, dansaient, et en dansant  recréaient des liens interdits à la base par la barrière du langage, car il s ne venaient pas tous des mêmes contrées.

 Olaudah Equiano, un esclave d'origine Ibo qui retrouve sa liberté en 1766 écrit : " On peut dire que nous sommes un peuple de danseurs, de musiciens et de poètes; chaque évènement d'importance est célébré par des danses accompagnées de chants et de musiques appropriées à l'évènement"

Senghor note d'ailleurs dans ses ouvrages sur la Négritude, que l'art est rarement jeu ou pure jouissance esthétique; qu'il est un acte, un mode d'existence; qu'il revêt un aspect fonctionnel. Il ne sert pas à représenter le monde mais à connaitre, à expliquer et à comprendre le monde.

A l'inverse, la civilisation occidentale a fini par séparer art et vie quotidienne.  de même, il existe une séparation entre public et artistes.

La danse et la musique noire au contraire, permettent à tout homme d'être un artiste et de s'exprimer dans la vie culturelle de la communauté.


J'en profite pour faire un apparté : depuis l'enfance, je me pose beaucoup de question sur l'art, sa place dans notre société, ce qu'il représente

Souvent, à la sortie d'un spectacle, je me demande : pourquoi?

En dehors du plaisir ou de l'émotion ressentie, que reste t'il d'un spectacle? Qu'emporte chez lui le spectateur? Le plaisir esthétique n'est il pas au final creux, vide? Elève t'il l'homme au dessus de lui même? Lui ouvre t'il les yeux, la conscience? Lui ouvre t'il une porte sur le secret du monde et de lui même?

Par ailleurs, j'ai trouvé un peu plus loin dans le livre des indications sur la danse elle même qui m'ont étonnament rappelé ce que j'ai vécu au cours de Mia Frye... au fond, chez Mia, nous renouions avec la dans rituelle, et nous célébrions la Vie...

Mais tout ceci est pour un autre article!


Dans son premier chapitre, Eliane Seguin retrace rapidement

 l'héritage africain.

Au temps de la traite comme de nos jours, le rythme est l'un des traits fondamentaux de la musique et de la danse africaines. Danseurs et musiciens se complètent, l'un appelant l'autre.

Le tambour auquel peuvent s'ajouter d'autres tambours, des flûtes ou des xylophones reste prédominant. Les percussions entrelacent toujours des polyrythmies très complexes.  En 1759, un observateur, M Adanson, note : ' Les Noirs ne dansent pas un pas, mais chaque membre de leur corps, chaque articulation et même la tête, exprime un mouvement différent, en conservant toujours la pulsation, aussi rapide soit elle"

très souvent, deux individus face à face ou deux groupes face à face dialoguent, dans la forme appel- réponse. Ou bien encore un soliste face à un groupe.

R Jobson explique : " Les plus désireuses de danser sont les femmes qui le font sans les hommes, une à la fois, les genoux pliés, le corps penché, elles bougent avec agilité pendant que les autres semblent honorer leur danse en frappant des mains"

La danse africaine, explique E Seguin, offre alors à chacun l'occasion de montrer ses talents de danseur au sein d'un ensemble, plutôt qu'à titre personnel. Il en ira de même avec la danse noire américaine.

J M Chernoff note : " Sans les danseurs, de nombreux percussionnistes nepeuvent apporter un large éventail de variations, c'est pour cette raison que nous pouvons suggérer que la danse a probablement joué un rôle d'inspiration important dans les débuts du jazz"

a suivre!.....

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 08:54

ou comment a t'on pu nommer Emilie Cozette  étoile?

C'est toute la question que je me pose actuellement... je ne colporterai pas sur mon blog tout ce que j'ai pu entendre sur cette nomination plus qu'étrange et incompréhensible pour toute personne s'intéressant un tant soit peu au ballet, mais vraiment, les yeux m'en sortent de la tête... mais visiblement ce ne sont pas  les talents de danseuse de Melle Cozette qui lui ont permis d'accéder à au titre supprême... et tant convoité!

Les dernières nominations ont provoqué bien des remous dans le monde de la danse : citons

MA Gillot, L Pujol, W Romoli, C M Osta, D Moussin, J Bélingard... pour ces dernières années.

 Si on peut contester d'un certain point de vue la nomination pour ces danseurs, il n'en reste pas moins que chacun possède quelque chose qui lui est propre et lui permet de briller, de rayonner, ou moins en partie :

  •   Pujol a une technique éblouissante, virtuose,
  • Bélingard est un artiste hors pair, surtout dans le registre contemporain, Moussin a acquis une musicalité, un délié des mouvements immense et elle est une artiste accomplie...
  • Gillot, Romoli, Osta sont de vraies personnalités et dansent autant avec leur corps que leur esprit, dont ils  ne manquent pas...

Mais Cozette?

Fade Cozette dans le Prélude à l'après midi d'un faune, ou, a part sa chevelure soyeuse, elle n'avait rien à montrer... demoiselle d'honneur dans Don quichotte sans beaucoup de relief, Willis scolaire, aux ports de bras et au buste raide... bref... la plupart du temps, j'oublie que je l'ai vue danser, et lorsque je retiens sa prestation, c'est parce qu'elle m'a fait mourir d'ennui....

Alors? Pourquoi la nommer?

Quand une Dorothée Gilbert qui a toute la technique dont une étoile peut rêver, un physique parfait pour la danse classique, du peps, du charisme, de l'esprit, et surtout une présence sur scène étincelante ( même perdu dans le corps de ballet au milieu des chasseresses de Diane par exemple, elle eclispe toute les autres!)  attend sa nomination qui ne viendra peut être pas de sitôt!!!

Dorothée Gilbert danse en étoile depuis longtemps...

Quelle injustice !

J'imagnie   comme le reste du corps de ballet doit se sentir motivé  à présent... l'une des leurs accède à la place supprême qui lui ouvre la porte de tous les grands rôles sans avoir le talent requis... ni même un tant soit peu de personnalité

Bah, mon article est une tempête dans un verre d'eau...

De plus, j'imagine la difficulté que cela va être pour elle de devoir pendant plus de 20 ans défendre son titre, d'être sur le devant de la scène, avec un corps de ballet derrière qui ne la soutiendra probablement pas, et dont elle risque même d'être la risée...

Cette nomination mystère, qui repose peut être sur des pouvoirs bien obcurs au sein de l'opéra ( surtout depuis que H Galles a fait du mécénat et de l'arop la vache à lait qu'on sait) en fera rire plus d'un...

Ah oui, pas de photo de Melle Cozette!

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 10:01

  Le serpent Rouge, nouveau spectacle de la compagnie Indigo est en tournée au Etats unis!

 

Voici les dates, envoyées gracieusement par Miles Copeland lui même, qui les a tapées sur son clavier de ses petits doigts ( eh oui, vous le verriez, il fait tout lui même cet homme, donc je ne doute pas un instant, que cette nuit, il m'ait personnellement envoyé le mail, pour que je puisse relayer l'info sur mon blog; quand on voit qu'il vend lui même des teeshirt à 2 dollards, dans des tentes de fortune, en blue jean, et tee shirt tati, et qu'il se démène comme un diable, pour grapiller un peu, on peut tout imaginer! d'ailleurs, un de ses bons amis, disait de lui en riant qu'il devait être marchand de tapis dans une vie antérieure; moi je dis qu'il pourrait vendre des congélateurs aux esquimos tant il a la bosse du commerce, mais revenons à nos moutons, c'est à dire aux trois délicieuses jeunes femmes qui dansent le Serpent Rouge!)

 

date :

May 2- Santa Barbara, CA
May 3- Bakersfield, CA
May 4- San Francisco, CA
May 5- Los Angeles, CA
May 6- San Diego, CA
May 13- Ashland, OR
May 14- Eugene, OR
May 15- Bellingham, WA
May 16- Portland, OR

 

Autrement dit si vous habitez la Californie, l'Orégon on l'état de Washigton, vous êtes des veinards (des)!!!

 


 

Mais qu'est ce que le Serpent Rouge?

C'est un texte ésotérique qui parle du treizième signe du zodiaque, le Serpentaire... et qui aussi a un lien direct avec cette histoire du Prieuré de Sion, et du Da Vinci Code... bref...

Sachant que Rachel et Mardi font quasiment quotidiennement de l'astrologie, cela ne m'étonne guère... maintenant, je ne sais pas du tout quelle aspect de ce texte elles auront décidé de mettre en scène. Mais Rachel déclarait dans une interwiex qu'elle voulait que sa danse devienne plus spirituelle et moins "senxsuelle" ... c'est peut être la première étape?

 

Le Serpent Rouge est aussi le titre d'un récit de Henri de Monfreid, l'aventurier de la mer rouge ( il n'en a pas vu de toutes les couleurs, lui, que du rouge...)

Mais je ne sais pas si Rachel l'a lu aussi!

 

Sur la photo on voit Rachel, Mardi et Zoé!

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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 07:40

  Cette exposition qui se tient au grand palais jusqu'en juin est magnifiquement mise en valeur. Il y a peu de salles, peu d'oeuvres, ( à peine une centaine dont une trentaine de sculptures)  mais elles sont magnifiquement éclairées.

Ci dessus, Vishnou ananta, avec le capuchon aux sept nagas...

Ce qui est assez incroyable, c'est que je suis ressortie de l'exposition complètement sereine et emplie de beauté... je me suis sentie très apaisée dans les différentes salles,  où les sculptures sont magnifiquement mise en valeur, ce que ne peuvent rendre compte les meilleures photographies. Si les boudhas sont parfois hiératiques, les dieux et les déesses rayonnent de beauté, de raffinement, et de bijoux qui ont beaucoup inspirées les danseuses tribales!

Sans parler des tiares, magnifiques elles aussi...

 

 

C'est souvent ce déhanché que je demande à mes danseuse : rond, les pieds légèrement en ouverture... encore un nâga sur Ganesh!

Ces scuptures sont sorties des ateliers vers le  5ème siècle Après JC... pendant ce temps,   en Europe, Huns, Visigoths, Ostrogoths achevaient de mettre en pièce un Empire Romain complètement disloqué!

 La  forme en S de Ganesh et de la déesse  me rappelle celles des sculptures grecques de l'âge classique ( 4 siècle avant JC). Les beaux déhanchés d'Apollon par exemple, mais qui avait cependant moins de sensualité, de chair...

A présent, regardez ce Vishnou séduisant et féminin :

 

 

Il a un long serpent qui s'enroule à son cou et parent ses bras... il portent des colliers, une tiare, que les danseuses de l'opéra de paris lui emprunteraient bien ( et moi aussi) et il a le sourire de l'être fier, noble, raffiné..

Allez le voir, il est beaucoup plus beau en vrai!

Et puis pour finir, une petite danseuse, entrevue sur une fresque! Un coup de coeur personnel!

 

 

 


 

 

Sans  entrer dans les détails, il y a quatre grands courants philosophiques en Inde  :

Le Shivaïsme ( Inde du Nord, depuis plusieurs millénaires avant JC)

Le Brahmanisme ou Hindouisme ( avec l'arrivée des Aryens et de leurs castes, environ 1500 ans av JC)

Le bouddhisme ( 600 ans Av JC)

Le Jaïnisme

L'exposition présente des oeuvres qui s'inscrivent surtout dans les courants brahmanique et  bouddhique

 


 

plus d'infos sur l'exposition du Grand Palais en cliquant sur ce lien

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