Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

  • : Un jour, une œuvre, par Valérie Beck
  • : Créé en 2006, ce blog rédigé par Valérie Beck a évolué au fil du temps. Il est consacré principalement à la danse, mais est ouvert aux autres arts.
  • Contact

contact

 
n'hésitez pas à me faire part de vos suggestions, de vos découvertes, ou de vos propres articles!

Rechercher

Noureev

 

Danser, telle la phalène sous la lune, le pinceau du calligraphe, ou l'atome dans l'infini 

                                              

marie-taglioni-in-zephire.jpg

19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 07:17

 

 

 

Voici un nouveau mail de ce cher Miles... il m'informe de ce que contient le cd " le serpent rouge"

Cet homme joint toujours l'agréable ( les nouvelles) à l'utile ( les sous!)

Sûr que lors de la première en France, il tiendra lui même le stand, et vendra tout un tas de petits serpents rouges en plastique

Music From Le Serpent Rouge CD

 

"If Queen Victoria, Edward Gorey, Django Reinhardt and Little Egypt got together for a tea party, who would entertain them? The Indigo Belly Dance and Miles Copeland bring you Le Serpent Rouge. Vintage cabaret meets vagabond elegance in a strange brew of Bellydance and Ragtime, Vaudevillian, Mid-Eastern and Gypsy music. Sometimes enchanting, sometimes macabre, often raucous, but always delightful, these performers breathe new life into the movement and spectacle of a bygone era in this knockdown revue. "

 

Autrement dit, on est chez lewis Caroll, non?

J'ai été écouter des extraits sur un site américain, et je dois dire que musicalement c'est assez déconcertant... ce n'est pas, à mon humble avis, toujours du meilleur gout musical... il faut que la Indigo compagnie apporte beaucoup d'humour sous peine de tomber dans " le show américain pour américains"...

Mais je fais confiance au génie de Rachel... elle a un sens de la dérision poussée ( sa chute dans l'escalier aux folies bergères...)

Pour quand, en France?

 

Le temps que Miles et moi on règle quelques points de détail sur le contrat de la nâga compagnie... ( il faut dire que je ne comprends rien à ses missives en anglais... cinq dollards, à votre avis, c'est beaucoup pour danser?)

maintenant, jugez par vous même du " fatras musical!"

 

Featuring: Beats Antique, Pentaphobe, The Upper Egypt Ensemble, Kocani Orkestar TRACK LISTING:

1. Egypto Fantasia - Henry Doktorski

2. Cirkus II

3. Opa Cupa

4. Discovered - Beats Antique

5. Delicate Perceptions - Pentaphobe

6. Khawatem

7. Bashraf Nawa'ather Yusuf Bey

8. Outlandish 3 - Tobias Roberson

9. Izvorski Biseri

10. Burkan Cocek

11. Ya Msaharni - Al-Ahram Orchestra

12. Kitten Pig - Pentaphobe

Partager cet article
Repost0
16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 08:25

 

 

La saison prochaine s'avère assez intéressante, à mon humble avis, même si je dois bien reconnaitre qu'elle présentera peu de grands classiques...

 

Mais jugez plutôt :

 

  1. Kader Belarbi Wuthering Heights
    du 21 sept. au 6 octobre 2007
  2.  
  3. Ballet de l'Opéra Roméo et Juliette
    du 5 au 20 octobre 2007
  4.  
  5. BALLET DE L'OPÉRA Preljocaj / McGregor
    du 26 oct. au 10 novembre 2007
  6.  
  7. Rudolf Noureev Casse-Noisette
    du 14 nov. au 29 décembre 2007
  8.  
  9. Pierre Lacotte Paquita
    du 11 au 30 décembre 2007
  10.  31 décembre 2007
  11.  
  12. COMPAGNIE INVITÉE Ballet du Théâtre Bolchoï
    du 5 au 22 janvier 2008
  13.  
  14. Ballet de l'Opéra Orphée et Eurydice
    du 4 au 19 février 2008
  15.  
  16. Nicolas Le Riche Caligula
    du 15 au 28 mars 2008
  17.  
  18. BALLET DE L'OPÉRA Noureev/Balanchine/Forsythe
    du 4 avril au 9 mai 2008
  19.  
  20. BALLET DE L'OPÉRA Mats Ek
    du 26 avril au 11 mai 2008
  21.  
  22. John Neumeier La Dame aux camélias
    du 21 juin au 12 juillet 2008
  23.  
  24. Carolyn Carlson / Olivier Debré Signes
    du 28 juin au 14 juillet 2008

 


 

Les oeuvres que je suis sûre de retourner voir sont :

Signes de Carolyn Carlson, (lisez à ce propos l'article que je lui consacre sur ce blog : )

Caligula de Nicolas Leriche

Wuthering Heights de Kader Belarbi,

et si mes finances me le permettent, j'irai voir aussi la Dame aux camélias du très inspiré John Neumeier, Casse Noisette, surtout pour la scène des filles des neiges, car le reste du ballet à des longueurs, la soirée Prejlocaj, car c'est un chorégraphe qui offre souvent des oeuvres d'une grande intensité, Roméo et Juliette, si les interprêtes m'inspirent, et enfin le théâtre du Bolchoi, si j'arrive à avoir des places...

Autrement, j'ai bien envie d'aller voir presque toute la saison...

Si je ne mentionne pas Pina Baush, c'est parce que je déteste la musique de Gluck et qu'en outre, les places sont vraiment hors de prix...

Quand à Paquita, je ne suis pas sûre non plus d'avoir envie d'y aller... tout dépendra là aussi de qui dansera le rôle titre...

 


 

Je ne prends pas d'abonnement, car je veux pouvoir choisir ma place en fonction des artistes : à chaque fois, je prends des risques car les distributions ne sont jamais mises en ligne avant une dizaine de jours précédant le spectacle, et très souvent je n'ai plus le choix mais l'embarras...

 


 

Je compte faire un article sur chacune des oeuvres présentées.... et sur les chorégraphes également...

 

donc à paraitre, wuthering heights, Paquita, Roméo et Juliette, Prejlocaj, John Neumeier...

Je suis en retard de plusieurs articles sur la danse jazz, mais patience, deux nouveaux articles seront bientot en ligne ( minstre show, master juba, et Harlem)

 

A noter que Raymonda aurait dû être remonté dans la chorégraphie de Noureev : il n'a pas été dansé depuis 1998... mais l'oeuvre coûte très cher... il ne sera donc donné que le troisième acte, le mariage de Raymonda... ce qui me chavire le coeur, car je déteste les choses à moitié faites...

impossible de goûter ce troisième acte, coupé affreusement de tout le reste du ballet....

Bonne lecture et à très bientôt!

Partager cet article
Repost0
27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 08:25

 La danse au 18ème siècle

quelques élements

(1)

C'est au 18ème que l'esclavage se renforce, avec son lot inimaginable de cruautés, tandis que parallèlement, éclate la guerre d'Indépendance : c'est bien la deux des visages des futurs USA : revendication de la liberté et de l'indépendance, et parallèlement asservissement et négation de toute une partie de la population; tandis que les Indiens sont massacrés avec méthode et régularité, les états cherchent leur démocratie... étrange, que la démocratie naisse dans un context pareil... en France, vers la fin du siècle, la république naîtra dans un bain de sang. La convention abolira l'esclavage mais Bonaparte le remettra en place...

C'est au 18ème siècle aussi que se fera le grand clivage économique Nord Sud des états unis. La présence des Afro Américains dans le Nord ne représente au 18ème pas plus de 5 pour cent de la population à cette époque... la raison est que au Nord on trouvera surtout des villes où se développera l'industrie, tandis qu'au Sud s'étendent les plantations, d'abord moyennes, puis immenses et qui nécessiteront une main d'oeuvre immense.

Voici ce qu'écrit Eliane Seguin : " L'efficacité de l'esclavage a réside en premier lieu dans l'acharnement qu'ont montré les propriétaires à déposséder les esclaves de leurs références culturelles d'origine. (...)  l'interdiction d'apprendre à lire ou écrire et plus généralement l'interdiction de toutes forme d'apprentissage qui ne cadrait pas avec les obligations du travail servile, cherchaient à maintenir le Noir en situation d'infériorité permantent et de totale dépendance. Les affranchis, les premiers à bénéficier de l'alphabétisation ont été les principaux instigateurs de révoltes."

 


 

Ce qui dans ce context est touchant et profondément révélateur de l'énergie de ces populations asservies, malgré leurs conditions de vie, est la passion des esclaves pour la danse. Moreau de Saint Méry écrit : " Ce qui ravit les Nègres, soit qu'ils aient reçu le jour en Afrique, soit que l'Amérique ait été leur berceau, c'est la danse, car ils l'aiment avec fureur"

Nombreux sont les chroniqueurs à noter la vitalité surhumaine des danses noires. Les observateurs ne sont cependant pas très fins dans leurs analyses : il attribue cette passion à la superficialité des esclaves qu'ils voient " stupides, infantiles, mélomanes, dansomanes" sans comprendre que leur amour de la danse est pour eux questions de survie. La minstrelsy caricaturera tout cela d'une manière lamentable.... ( j'en parlerai dans le prochain article)

 

blanc grimé à la manière d'un Noir dans le minstrel show

 


 

Plusieurs thèses entrent en conflit quand à l'abandon ou non des valeurs culturelles africaines. Certains, telle E Frazier, pense qu'il y a eu oubli total de toute culture noire. Pour Herskovits au contraire, l'ancrage d'une mémoire corporelle " qui se signale par la prévalence du rythme , récurrente dans toutes les formes de musique et de danse africaine américaine, permet d'expliquer la préservation d'éléments spécifiques d'une poétique nègre".

Pour les esclaves noirs, une automonie partielle est autorisé dans leurs quartiers : le temps de la danse représente une " évasion de la réalité".

Mais la danse reste cependant sous surveillance.... la preuve en est l'interdiction des tambours qui réduit au silence, seront remplacés par des bandjos.

Afin également de laisser parler le rythme pendant la danse malgré l'absence des tambours, les esclaves vont développer le " patting" qui consiste à frapper différentes parties du corps afin de produire des rythmes et de frapper également les pieds au sol.

Les réunions dansées avaient parfois lieu loin des plantations; la municipalité de la Nouvelle Orléans va interdire ces réunions et les restreindra à un lieu et à un moment précis : le mythique Congo Square et seulement jusqu'au coucher du soleil ( et non plus toute la nuit)

 

congo square

Une véritable nouvelle culture va naitre peu à peu.

Là aussi, on note la présence de maître blanc certains soirs dans les quartiers des esclaves car ils prennent plaisir à voir et écouter les esclaves chanter et danser. Certains organisent même des concours de danse soit à l'intérieur de la plantation, soit entre plusieurs plantations.

Par ailleurs, les domestiques se familiarisent, eux, avec les danses des maîtres blancs car des maîtres à danser itinérants ( les plantations immenses, sont loin de tout)  sont accueillis parfois plusieurs jours d'affilée dans une plantation afin que les filles de la maison prennent des leçons. Ils écoutent du coup les leçons, observent les grands bals qui sont donnés et subissent d'une certaine manière l'influence de la musiuqe et des danses européennes. Certains apprennent même le violon et il existera même une corporation importante de musiciens professionnel de couleur.

( à suivre)

 


 

l'article est un résumé très succint du deuxième chapitre d'Elaine Seguin : histoire de la danse jazz

Partager cet article
Repost0
16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 08:02

Je commence aujourd'hui une série d'articles qui seront à la fois de petits résumés à partir ce livre exceptionnel d''Eliane Seguin et des réflexions personnelles sur un art qui m'a toujours fasciné.

Je pense que l'ensemble sera composé d'une bonne dizaine de petits articles. Je les morcèle pour que leur lecture ne soit pas fastidieuse; aujourd'hui, je me borne à  résumer le début de l'ouvrage dans ses très très grandes lignes, espérant vous donner l'envie de le lire dans son intégralité.

J'ai toujours été très touchée par la culture noire,et noire américaine. Et la lecture de ce livre m'a profondément bouleversé, ébranlé; comme si en profondeur, je renouais avec ma vision intime de l'art, de ce que la danse a et doit dire...


Dans son introduction, Eliane Seguin dit deux choses qui ont retenu mon attention :

" Si la danse jazz constitue, pur beaucoup, une expérience exaltante et porteuses d'émotion, si professionnels et amateurs parcourent de longues distances pour honorer un spectacle, l'esthétique officielle oppose toujours son silence théorique, lourd et suspect".

Le cadre est défini : cette forme de danse souffre, comme certaines autres, d'une mépris qui la relègue dans le cadre de " divertissement" et non de danse savante... quoique l'on en dise, sa place dans les programmations des scènes françaises est réduite... et malgré la création d'un D E pour l'enseigner, elle n'a pas droit de citer comme sa comparse la danse contemporaine dans les différentes structures  culturelles des villes. Tous les CND d'aujourd'hui ( centre national de danse) sont dévolus à la danse contemporaine seule...

Plus loin, elle note que son livre  a été écrit comme une introduction ou un guide pour ceux qui ne connaissent la danse jazz que de façon fragmentaire : " Peut être et enfin aidera t'il à combatre l'idée, si vivace chez certains artistes que la danse peut être comprise hors du contexte culturel dont elle provient"

Cette phrase parle d'elle même : j'ai toujours eu du mal à comprendre que l'on puisse pratiquer un art, -quel qu'il soit, musique, théâtre, danse- sans avoir quelques points de repères précis sur son origine, son élaboration, son sens...

 


 

L'origine du mot jazz

Comme je l'avais déjà noté dans un précédent article, le mot jazz est  né sans que l'on puisse clairement définir son origine; en fonction des différents dialectes, son sens différe légèrement; il peut venir de " jaser", mot français, qui désigne à l'époque une conversation animée,  ou de  "chass", combattre, ou de "jaz, jasi," se dépécher, ou encore de gasm, gism, mot argotique, qui signifie à la fois puissance,et aussi sperme, ou encore de l'argot sénégalais, qui désigne l'acte sexuel.

Quoiqu'il en soit, note Eliane Seguin, ce terme, dès le départ, a une connotation péjorative, car de " all that jazz", littéralement " tout ce baratin" à " to jazz", " baiser"  ce terme, les créateurs Noirs, n'en veulent pas. Elle ajoute que du coup, ce terme fourre tout, finira par recouvrir des formes de danse qui n'ont au final, pas grand chose à voir avec la danse jazz elle même...

 


 

esclaves forcés à danser sur le pont des bateaux

afin de conserver forme, muscles et d'éviter le suicide

Mais qu'est ce que la danse jazz?

son origine

Comme pour la musique, il faut revenir en arrière, à l'époque de l'esclavage ;   les esclaves, dès qu'ils en avaient la possibilité, dansaient, et en dansant  recréaient des liens interdits à la base par la barrière du langage, car il s ne venaient pas tous des mêmes contrées.

 Olaudah Equiano, un esclave d'origine Ibo qui retrouve sa liberté en 1766 écrit : " On peut dire que nous sommes un peuple de danseurs, de musiciens et de poètes; chaque évènement d'importance est célébré par des danses accompagnées de chants et de musiques appropriées à l'évènement"

Senghor note d'ailleurs dans ses ouvrages sur la Négritude, que l'art est rarement jeu ou pure jouissance esthétique; qu'il est un acte, un mode d'existence; qu'il revêt un aspect fonctionnel. Il ne sert pas à représenter le monde mais à connaitre, à expliquer et à comprendre le monde.

A l'inverse, la civilisation occidentale a fini par séparer art et vie quotidienne.  de même, il existe une séparation entre public et artistes.

La danse et la musique noire au contraire, permettent à tout homme d'être un artiste et de s'exprimer dans la vie culturelle de la communauté.


J'en profite pour faire un apparté : depuis l'enfance, je me pose beaucoup de question sur l'art, sa place dans notre société, ce qu'il représente

Souvent, à la sortie d'un spectacle, je me demande : pourquoi?

En dehors du plaisir ou de l'émotion ressentie, que reste t'il d'un spectacle? Qu'emporte chez lui le spectateur? Le plaisir esthétique n'est il pas au final creux, vide? Elève t'il l'homme au dessus de lui même? Lui ouvre t'il les yeux, la conscience? Lui ouvre t'il une porte sur le secret du monde et de lui même?

Par ailleurs, j'ai trouvé un peu plus loin dans le livre des indications sur la danse elle même qui m'ont étonnament rappelé ce que j'ai vécu au cours de Mia Frye... au fond, chez Mia, nous renouions avec la dans rituelle, et nous célébrions la Vie...

Mais tout ceci est pour un autre article!


Dans son premier chapitre, Eliane Seguin retrace rapidement

 l'héritage africain.

Au temps de la traite comme de nos jours, le rythme est l'un des traits fondamentaux de la musique et de la danse africaines. Danseurs et musiciens se complètent, l'un appelant l'autre.

Le tambour auquel peuvent s'ajouter d'autres tambours, des flûtes ou des xylophones reste prédominant. Les percussions entrelacent toujours des polyrythmies très complexes.  En 1759, un observateur, M Adanson, note : ' Les Noirs ne dansent pas un pas, mais chaque membre de leur corps, chaque articulation et même la tête, exprime un mouvement différent, en conservant toujours la pulsation, aussi rapide soit elle"

très souvent, deux individus face à face ou deux groupes face à face dialoguent, dans la forme appel- réponse. Ou bien encore un soliste face à un groupe.

R Jobson explique : " Les plus désireuses de danser sont les femmes qui le font sans les hommes, une à la fois, les genoux pliés, le corps penché, elles bougent avec agilité pendant que les autres semblent honorer leur danse en frappant des mains"

La danse africaine, explique E Seguin, offre alors à chacun l'occasion de montrer ses talents de danseur au sein d'un ensemble, plutôt qu'à titre personnel. Il en ira de même avec la danse noire américaine.

J M Chernoff note : " Sans les danseurs, de nombreux percussionnistes nepeuvent apporter un large éventail de variations, c'est pour cette raison que nous pouvons suggérer que la danse a probablement joué un rôle d'inspiration important dans les débuts du jazz"

a suivre!.....

Partager cet article
Repost0
8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 08:54

ou comment a t'on pu nommer Emilie Cozette  étoile?

C'est toute la question que je me pose actuellement... je ne colporterai pas sur mon blog tout ce que j'ai pu entendre sur cette nomination plus qu'étrange et incompréhensible pour toute personne s'intéressant un tant soit peu au ballet, mais vraiment, les yeux m'en sortent de la tête... mais visiblement ce ne sont pas  les talents de danseuse de Melle Cozette qui lui ont permis d'accéder à au titre supprême... et tant convoité!

Les dernières nominations ont provoqué bien des remous dans le monde de la danse : citons

MA Gillot, L Pujol, W Romoli, C M Osta, D Moussin, J Bélingard... pour ces dernières années.

 Si on peut contester d'un certain point de vue la nomination pour ces danseurs, il n'en reste pas moins que chacun possède quelque chose qui lui est propre et lui permet de briller, de rayonner, ou moins en partie :

  •   Pujol a une technique éblouissante, virtuose,
  • Bélingard est un artiste hors pair, surtout dans le registre contemporain, Moussin a acquis une musicalité, un délié des mouvements immense et elle est une artiste accomplie...
  • Gillot, Romoli, Osta sont de vraies personnalités et dansent autant avec leur corps que leur esprit, dont ils  ne manquent pas...

Mais Cozette?

Fade Cozette dans le Prélude à l'après midi d'un faune, ou, a part sa chevelure soyeuse, elle n'avait rien à montrer... demoiselle d'honneur dans Don quichotte sans beaucoup de relief, Willis scolaire, aux ports de bras et au buste raide... bref... la plupart du temps, j'oublie que je l'ai vue danser, et lorsque je retiens sa prestation, c'est parce qu'elle m'a fait mourir d'ennui....

Alors? Pourquoi la nommer?

Quand une Dorothée Gilbert qui a toute la technique dont une étoile peut rêver, un physique parfait pour la danse classique, du peps, du charisme, de l'esprit, et surtout une présence sur scène étincelante ( même perdu dans le corps de ballet au milieu des chasseresses de Diane par exemple, elle eclispe toute les autres!)  attend sa nomination qui ne viendra peut être pas de sitôt!!!

Dorothée Gilbert danse en étoile depuis longtemps...

Quelle injustice !

J'imagnie   comme le reste du corps de ballet doit se sentir motivé  à présent... l'une des leurs accède à la place supprême qui lui ouvre la porte de tous les grands rôles sans avoir le talent requis... ni même un tant soit peu de personnalité

Bah, mon article est une tempête dans un verre d'eau...

De plus, j'imagine la difficulté que cela va être pour elle de devoir pendant plus de 20 ans défendre son titre, d'être sur le devant de la scène, avec un corps de ballet derrière qui ne la soutiendra probablement pas, et dont elle risque même d'être la risée...

Cette nomination mystère, qui repose peut être sur des pouvoirs bien obcurs au sein de l'opéra ( surtout depuis que H Galles a fait du mécénat et de l'arop la vache à lait qu'on sait) en fera rire plus d'un...

Ah oui, pas de photo de Melle Cozette!

Partager cet article
Repost0
25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 10:01

  Le serpent Rouge, nouveau spectacle de la compagnie Indigo est en tournée au Etats unis!

 

Voici les dates, envoyées gracieusement par Miles Copeland lui même, qui les a tapées sur son clavier de ses petits doigts ( eh oui, vous le verriez, il fait tout lui même cet homme, donc je ne doute pas un instant, que cette nuit, il m'ait personnellement envoyé le mail, pour que je puisse relayer l'info sur mon blog; quand on voit qu'il vend lui même des teeshirt à 2 dollards, dans des tentes de fortune, en blue jean, et tee shirt tati, et qu'il se démène comme un diable, pour grapiller un peu, on peut tout imaginer! d'ailleurs, un de ses bons amis, disait de lui en riant qu'il devait être marchand de tapis dans une vie antérieure; moi je dis qu'il pourrait vendre des congélateurs aux esquimos tant il a la bosse du commerce, mais revenons à nos moutons, c'est à dire aux trois délicieuses jeunes femmes qui dansent le Serpent Rouge!)

 

date :

May 2- Santa Barbara, CA
May 3- Bakersfield, CA
May 4- San Francisco, CA
May 5- Los Angeles, CA
May 6- San Diego, CA
May 13- Ashland, OR
May 14- Eugene, OR
May 15- Bellingham, WA
May 16- Portland, OR

 

Autrement dit si vous habitez la Californie, l'Orégon on l'état de Washigton, vous êtes des veinards (des)!!!

 


 

Mais qu'est ce que le Serpent Rouge?

C'est un texte ésotérique qui parle du treizième signe du zodiaque, le Serpentaire... et qui aussi a un lien direct avec cette histoire du Prieuré de Sion, et du Da Vinci Code... bref...

Sachant que Rachel et Mardi font quasiment quotidiennement de l'astrologie, cela ne m'étonne guère... maintenant, je ne sais pas du tout quelle aspect de ce texte elles auront décidé de mettre en scène. Mais Rachel déclarait dans une interwiex qu'elle voulait que sa danse devienne plus spirituelle et moins "senxsuelle" ... c'est peut être la première étape?

 

Le Serpent Rouge est aussi le titre d'un récit de Henri de Monfreid, l'aventurier de la mer rouge ( il n'en a pas vu de toutes les couleurs, lui, que du rouge...)

Mais je ne sais pas si Rachel l'a lu aussi!

 

Sur la photo on voit Rachel, Mardi et Zoé!

Partager cet article
Repost0
22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 07:40

  Cette exposition qui se tient au grand palais jusqu'en juin est magnifiquement mise en valeur. Il y a peu de salles, peu d'oeuvres, ( à peine une centaine dont une trentaine de sculptures)  mais elles sont magnifiquement éclairées.

Ci dessus, Vishnou ananta, avec le capuchon aux sept nagas...

Ce qui est assez incroyable, c'est que je suis ressortie de l'exposition complètement sereine et emplie de beauté... je me suis sentie très apaisée dans les différentes salles,  où les sculptures sont magnifiquement mise en valeur, ce que ne peuvent rendre compte les meilleures photographies. Si les boudhas sont parfois hiératiques, les dieux et les déesses rayonnent de beauté, de raffinement, et de bijoux qui ont beaucoup inspirées les danseuses tribales!

Sans parler des tiares, magnifiques elles aussi...

 

 

C'est souvent ce déhanché que je demande à mes danseuse : rond, les pieds légèrement en ouverture... encore un nâga sur Ganesh!

Ces scuptures sont sorties des ateliers vers le  5ème siècle Après JC... pendant ce temps,   en Europe, Huns, Visigoths, Ostrogoths achevaient de mettre en pièce un Empire Romain complètement disloqué!

 La  forme en S de Ganesh et de la déesse  me rappelle celles des sculptures grecques de l'âge classique ( 4 siècle avant JC). Les beaux déhanchés d'Apollon par exemple, mais qui avait cependant moins de sensualité, de chair...

A présent, regardez ce Vishnou séduisant et féminin :

 

 

Il a un long serpent qui s'enroule à son cou et parent ses bras... il portent des colliers, une tiare, que les danseuses de l'opéra de paris lui emprunteraient bien ( et moi aussi) et il a le sourire de l'être fier, noble, raffiné..

Allez le voir, il est beaucoup plus beau en vrai!

Et puis pour finir, une petite danseuse, entrevue sur une fresque! Un coup de coeur personnel!

 

 

 


 

 

Sans  entrer dans les détails, il y a quatre grands courants philosophiques en Inde  :

Le Shivaïsme ( Inde du Nord, depuis plusieurs millénaires avant JC)

Le Brahmanisme ou Hindouisme ( avec l'arrivée des Aryens et de leurs castes, environ 1500 ans av JC)

Le bouddhisme ( 600 ans Av JC)

Le Jaïnisme

L'exposition présente des oeuvres qui s'inscrivent surtout dans les courants brahmanique et  bouddhique

 


 

plus d'infos sur l'exposition du Grand Palais en cliquant sur ce lien

Partager cet article
Repost0
15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 20:54

 Je n'ai nulle intention d'écrire ici un article relatant la vie de T E Lawrence, appelé Lawrence d'Arabie, mais simplement de dire que je fais partie des êtres qui sont fascinés par cet homme hors norme...

 

Curieusement, lorsque je pense à Lawrence, c'est comme à un ami perdu... mais je ne suis sans doute pas la seule... il suffit d'écouter les frères Poivre d'Arvor l'évoquer longuement, lire les deux livres qu'ils lui ont consacré, comprendre tout l'amour qui les lit à Lawrence pour réaliser que ce dernier a de part le monde pleins d'amis inconnus, bien après sa mort...

 

Le film de David Lean en a fait un héros romantique aux magnifiques yeux bleus et l'a rendu terriblement populaire. Il  m'a bien sûr fait une très forte impression enfant... mais cela n'aurait sûrement pas suffi a laisser en moi cette trace indélébile, cette fascination pour un être qui a eu une vie passionnante, si le modèle n'était pas en lui même terriblement attachant... pourquoi si attachant? Est ce sa quête d'un absolu? le peu d'importance qu'il attachait aux honneurs? Son âme trop grande pour lui? Son goût de la réclusion à la fin de sa vie? Ses chagrins? Sa vie héroïque? Sa passion pour la culture arabe? Son érudition? Sa façon incroyable de brouiller les pistes en empruntant moult personnalité? Cette impertinence à demander à redevenir simple soldat dans la royal air force, lui qui était devenu général? Son mépris pour la hiérarchie militaire qu'il servit d'un ^coté et desservit de l'autre? Son amitié pour un jeune ânier du nom de Dahoum dont il fit de si belles photos? Ses talents photographiques? Ses écrits? Tout cela à la fois? Rien de cela?

Comment savoir!

Peut être est ce tout simplement ce sentiment de trahison qui l'a accompagné toute sa vie : il est Anglais et veut créer une nation arabe, qu'il promet aux Arabes, en sachant qu'il trahit sa nation, qui veut contrôler à la place des Turcs et des Allemands les territoires arabes, quand Lawrence les veut LIBRES...

Et cette tristesse sans fond, au traité de Versailles devant la signature d'accords tenus secrets, qui ne prend pas du tout en compte les territoires politiques, et trace les frontières aux cordeaux...

Beaucoup de problèmes d'aujourd'hui viendraient en partie de ses fameux accords français appelés "Sykès- Picot", signés en 1916...

Lawrence est comme un fantôme qui réclame la paix!

 

  Dahoum

 

Il  est mort dans l'anonymat et la réclusion... sans avoir trouvé la paix avec lui même, ni même le bonheur... et pourtant, en Syrie, ou en Iran, en Egypte, il a sans nul doute connu ses heures les plus heureuses...

Enfant d'une famille de cinq fils, bâtard, élevé dans la pure tradition anglaise, rien ne le prédestinait à devenir le levier, l'instrument de la révolte arabe, pendant la première guerre mondiale...

Il  réussit à féderer entre eux les chefs de différentes tribus bédouines qui se détestaient depuis si longtemps qu'on en avait oublier les causes, afin de chasser les Turcs des territoires arabes. Comme les Arabes, il rêva d'un territoire arabe, d'une nation arabe...

Et  pourtant, il  eut toujours, longtemps après, de retour en Angleterre, l'impression que sa vie avait été inutile, qu'il n'avait pas su lui donner un sens...

Lui, qui, féru d'archéologie parcourut en tous sens la Syrie et une partie de l'Iran par un été caniculaire pour faire des relevés, des plans, s'imprégner de la culture et de la langue arabe, lui qui finit par s'habiller et vivre comme un bédouin, supportant sans rechigner la faim, la chaleur, les privations... lui qui fut un chef sans jamais en revendiquer le titre, sachant offrir aux Arabes l'honneur que les Turcs leur avaient pris... lui qui fut l'ami de Faysal et qui à ses côtés se rendit au traité de Versailles, porte en lui, profondément, un rêve qui prit son envol, sans que cela ne suffit à le rendre heureux...

 

le chateau des Krak

 

C'est sa passion pour l'archéologie, pour Chateau Gaillard, chateau fort construit par Richard coeur de lion, qui le conduit en Syrie alors qu'il est encore étudiant... il tombera amoureux des lieux, de la langue, de la culture arabe, qu'il finira par parler parfaitement ainsi que de nombreux dialectes...

L'université anglaise l'enverra ensuite étudier le site de Karkemish, mais en fait, il fera déjà des relevés de cartes, utiles en ces temps troublés à la guerre qui lève : l'Allemagne, grande alliée des Turcs, les aide à construire une ligne de chemin de fer qui précisément passe par là... cette même ligne que Lawrence et ses Bédouins attaqueront à la dynamite inlassablement...

 

Bas relief trouvé à Karkemish

Et Lawrence, tout en fouillant les lieux, dresse des cartes, les envoie à l'état major... fait un relevé typographique on ne peut plus précis... l'air de rien, au nez des Allemands...

 


 

Le reste les livres   retracent sa vie, le film la montre... et pourtant, l'énigme reste entière, y compris sur sa mort... suicide, accident, assassinat?

 

 

 

Faysal, au premier plan au traité de Versailles

Lawrence, juste derrière à droite

 


 

Voilà plusieurs ouvrages qui m'accompagnent :

Le découverte Gallimard, bien illustré

 


 

Le magnifique ouvrage des frères Poivre d'Arvor, merveilleusement écrit, avec de très nombreuses photographies prises par Lawrence. Les deux frères ont hanté TOUS les lieux où s'était rendu Lawrence, ont dépouillé toutes les archives...

 


 

Les sept piliers de la sagesse, écrit par Lawrence lui même, qui avait perdu dans un train son premier manuscrit ( pas moins de 1000 pages ) et a tout réécrit ensuite en Angleterre... c'est un ouvrage étonnant, dense, étrange, envoûtant, où Lawrence brouille les pistes...

 


 

 

 

 

 

Les frères d'Arvor ont été tellement ébranlé par Lawrence qu'ils lui ont aussi consacré un roman, disparaitre... simplement émouvant...

( peut être à suivre?)

 


 

A lire aussi

 

ci joint la carte des accords Sykès Picot

Faysal et le traité de Versailles, compte rendu 

Partager cet article
Repost0
3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 15:12

 

Jérémie Bélingard vient d'être nommé danseur étoile...  à chaque fois que je l'ai vu danser, il m'a laissé un souvenir indélébile : il a une puissance dans sa danse magistrale. Il investit chaque rôle avec un engagement sur scène très rare. Il a une capacité à susciter chez le spectateur des émotions et des réfléxions profondes. Et il se dégage de lui quelque chose de très animal, parfois même de violent, rarement vu chez une étoile... en tout cas jusqu'ici... mais a t'il réellement l'étoffe d'une étoile?

 

  Du point de vue des défenseurs de la tradition classique,ce titre ne lui revenait pas de droit... pourquoi?

Sans entrer dans le débat - moi même me moque complètement qu'un danseur soit étoile ou pas - je remarque en tous cas ces dernières années un changement dans la façon de nommer les étoiles. C'est la directrice de la danse, qui propose - donc B Lefèvbre, - et le directeur de l'opéra qui donne son accord ou pas - G Mortier, qui laisse le champ libre à B Lefèvbre, puisque la danse... il s'en fiche!

 Ces derniers années, ont été nommés des danseurs et danseuses à forte personnalité, capables d'exceller dans le repertoire contemporain, ce qui autrefois, était assez rare. L'Etoile devait avant tout exceller dans le répertoire classique...  aujourd'hui, il semblerait que le tempérament artistique, l'engagement de l'artiste sur scène, sa puissance émotionnelle, passent avant la perfection technique, la virtuosité, la brillance, l'endurance physique, qu'on n'imagine même pas quand on essaie!

Personnellement, ma sensibilité assez proche d'une certaine danse contemporaine s'en réjouit... ainsi voir des ballets comme ceux de Prejlocaj, Malandain, Mats Ek, ou dans un genre plus néo classique, comme ceux de Béjart, Neumeir ou de Petit, ou encore les créations de Belarbi et de Leriche,  me nourrit tout autant que de voir les grands classiques du répertoire. C'est une autre approche du mouvement de la danse.  

 

Mais qu'est ce donc qu'une étoile? Un danseur ou une danseuse à la technique irréprochable, à l'endurance immense, et surtout au charisme gigantesque. Uner personnalité magnétique, qui connaît toutes les nuances de la technique classique et la maitrise impeccablement.

Une étoile brille sur scène plus que les autres, etse joue comme elle respire de toutes les difficultés techniques... une étoile est capable de rafraichir un rôle en lui apportant son intelligence, sa compréhension profonde du personnage qu'elle doit interpréter. Enfin, une étoile laisse baba d'admiration... sa réputation dépasse les frontières : elle brille sur toutes les scènes du monde, elle devient une référence... presque une icône...

Les dernières grandes étoiles féminines étaient, à mes yeux, M Loudières, et avant elle N Pontois...

Depuis si j'aime voir Pujol, ou Osta, ou M A Gillot dans certains rôles où elles excellent, je ne connais plus ce frémissement total lorsque je voyais Pontois, quel que soit le rôle... Ces nouvelles étoiles brillent mais pas forcément dans tous les rôles... et c'est cela que regrette les balletomanes : qu'il n'y ait plus actuellement ces êtres hors norme capables de s'approprier tous les rôles, qu'ils soient issus du répertoire classique ou contemporain...

Je ne suis effectivement pas sûre que Bélingard puisse être à la fois un fabuleux Désirée, ou Siegfried, ou Albrecht... mais un interprête extraordinaire de rôles plus contemporains, comme celui de Caligula, oui.

Car Bélingard   a une aura, une présence immense... et je le revoie encore, quatre ans plus tard, dans Phrase de Quatuor de Béjart, comme si c'était hier!

Pourquoi ce changement à l'opéra de Paris?

B Levfèvre elle même est issue de la danse contemporaine et donne cette coloration à l'opéra : c'est une ouverture. Mais il est vrai que les grands classiques sont peu à peu délaissés... Raymonda n'a pas été donné depuis 10 ans, et certains ballets ne sont plus dansés comme ils l'étaient à l'époque de Noureev ( qui lui aussi se moquait du titre pourvu qu'on ait le talent!)... il y a gain d'un côté, et appauvrissement de l'autre...

 


 

Qu'est ce que je pense de tout cela personnellement?

Je pense que ce n'est pas tant un problème de danseurs que de direction de la danse... J'aime l'ouverture apportée par M Lefevbre, mais je regrette énormément une personnalité comme celle de Noureev, ouvert au contemporain, mais fou amoureux du classique... je n'ai jamais retrouvé l'euphorie en allant voir un spectacle classique qui s'emparait de moi de son vivant : de l'émotion, oui, du plaisir, oui, mais ce moment de fête absolue hors du temps a disparu...

Il faut espérer que si changement de direction il y a, ce sera en faveur d'une personnalité qui a un grand respect pour les ballets du repertoire  : imaginez que du jour au lendemain on ferme au Louvre toute l'école classique, les Poussin, et autres pour ne garder que des oeuvres du 20ème! Car peu à peu, c'est un peu l'impression que l'on a : on garde les classiques, car ils font recette : on fait de l'argent, et moins d'art...

Car si j'aime profondément certains chorégraphes contemporains invités à Paris,  je crois aussi fermement en la vocation classique, en premier lieu de l'opéra de Paris... il ne faudrait pas qu'à force de ne plus les danser, les ballets finalement se perdent: car il n'y a de transmission qu'orale. Et un danseur qui n'est pas assez rôdé à un rôle ne pourra pas le transmettre avec force, éclat et talent!

On parle de Manuel Legris pour prendre la succession... ce serait sans doute un grand bienfait pour l'opéra car M Legris a tout dansé, et précisément, il a rayonné en véritable étoile! Autant Prince qu'excellent interprête d'oeuvre comme Sylvia ou Doux mensonges et bien d'autres encore...

 

Partager cet article
Repost0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 09:46

 j'ai découvert Signes de Carolyn Carlson en 2004 à l'opéra Bastille : véritable engouement pour ce ballet!a peine étais je sortie de la salle de spectacle  que déjà je voulais   retourner le voir!

Voici deux bonnes nouvelles!

La première : cette chorégraphie est sortie en dvd, et je me suis précipitée pour l'acheter, malgré son prix!

La seconde : ce ballet sera redonné la saison prochaine à Bastille : j'y retourne!

Certes, une fois de plus, avec le DVD, on perd 50 pour 100 de ce que l'on peut ressentir dans une salle de spectacle, mais bon... c'est mieux que rien, n'est ce pas???


je ferai un article sur Carolyn Carlson prochainement. Dans ce travail, on voit la filiation qu'il y a entre elle et Alvin Nikolais ainsi que Martha Graham ( rien que par les costumes!!!)

C'est une oeuvre complète que ce Signes. La peinture est le point de départ. A partir de ses propres toiles,   Olivier Debré réalise des décors  à grande échelle.  Il va aussi, - et c'est logique- concevoir les costumes qui sont d'ailleurs d'une immense poésie.

 Carolyn Carlson, elle, va se nourrir de l'énergie de la peinture pour mettre en mouvement les corps. Quand à la musique, elle est écrite sur mesure par René Aubry qui collabore avec Carolyn Carlson depuis très longtemps.

Le résultat est un ensemble plein de vie, de couleur, d'énergie, de gaite, de fantaisie, le tout d'une grande simplicité et lisibilité comme Carslon seule en a le secret...

Ainsi, même avant d'acheter le DVd et de revoir Signes, j'avais en mémore les petits pieds des danseuses qui barbotent danas l'eau, kader Belarbi et son cannotier, dans la belle lumière de l'été, les énigmatiques moines de la baltique en rouge et noir, la sculpturale M A Gillot, qui fut d'ailleurs nommée étoile sur ce ballet, les silhouettes comme des flammes des danseuses en robe moulante ( clin d'oeil à Graham) le yin et le yang dansant sur la scène...

bref, il me restait en mémoire des sons, des couleurs, de la lumière, de la vie, de la gaité... un spectacle vivant, cohérent, véritable hymne aux vibrations que sont le son, la couleur, le mouvement...

Signes est un ballet sans " message" mais profondément spirituel car il se nourrit à la source même de la vie : l'énergie, c'est dont parle aussi bien les Chinois ( le Chi) que les Indiens...

Il y a aussi tout ce travail fait sur la couleur, sur la lumière : on passe de l'ombre à la mi ombre, au plein soleil, couleurs lunaires cèdent la place aux couleurs solaires, la scène rouge sang, devient bleue pale, et puis les décors sont mobiles, ils bougent, ils sculptent l'espace agrandissant ou rétrécissant l'espace scénique.

La musique, simple, un peu facile parfois, est là pour donner le diapason : comme une harmonique qui amplifie le travail de couleur et de mouvement...

bref, un spectacle d'art total, envoutant, grisant, dont on ressort le corps léger, l'âme légère, avec une envie absolue de couleur, et un amour immodéré pour la lumière... sans elle, on ne verrait rien...

Carlson, que j'ai souvent vue au théâtre de la ville, dans des oeuvres qui m'ont tour à tour plu ou déplu,  a réalisé pour l'opéra de ballet l'une de ses plus vivantes chorégraphies...

C'est Pietragalla qui avait créé le rôle féminin

Quand à Patrice Besombes, il a réalisé les lumières, et c'est un travail souvent peu salué qui est vraiment fabuleux sur cette oeuvre.


Signes, édité chez Bel Air.

actuellement, C Carlson dirige le centre chorégraphique de Roubaix :

Partager cet article
Repost0